Temps glaciaires

Fred Vargas

Flammarion

4ème de couv’ :

« Adamsberg attrapa son téléphone, écarta une pile de dossiers et posa les pieds sur sa table, s’inclinant dans son fauteuil. Il avait à peine fermé l’œil cette nuit, une de ses sœurs ayant contracté une pneumonie, dieu sait comment. — La femme du 33 bis ? demanda-t-il. Veines ouvertes dans la baignoire ? Pourquoi tu m’emmerdes avec ça à 9 heures du matin, Bourlin ? D’après les rapports internes, il s’agit d’un suicide avéré. Tu as des doutes ? Adamsberg aimait bien le commissaire Bourlin. Grand mangeur grand fumeur grand buveur, en éruption perpétuelle, vivant à plein régime en rasant les gouffres, dur comme pierre et bouclé comme un jeune agneau, c’était un résistant à respecter, qui serait encore à son poste à cent ans.— Le juge Vermillon, le nouveau magistrat zélé, est sur moi comme une tique, dit Bourlin. Tu sais ce que ça fait, les tiques ? »

Mon avis :

📖 📖 📖 📖 📖 / 5

Dans cet opus, Jean-Baptiste Adamsberg, commissaire hors normes et qui n’a pas vraiment de méthode d’investigation, mène l’enquête sur 2 suicides qui possèdent toutes les caractéristiques d’un suicide, mais, un petit élément va faire douter le commissaire.

Ainsi Fred Vargas nous plonge dans une enquête où s’entremêle légende islandaise et Histoire de la Révolution Française. Lien improbable que l’auteure parvient à réunir.

Le commissaire Adamsberg n’y connait rien à l’Histoire de France, contrairement à son adjoint Danglard et son lieutenant Veyrenc. Du fait de leurs échanges, cela donne des moments truculents, mais cela rend aussi l’investigation intéressante et apporte un éclairage instructif au sujet de cette période.

Avec des intrigues secondaires qui donnent du relief à la trame principale et une plume toujours percutante, Fred Vargas nous livre une enquête policière passionnante et addictive. De nombreux rebondissements et plusieurs suspects jamais totalement innocentés font que le lecteur n’arrive pas à lâcher le roman.

Bonne lecture !!!